samedi 9 mars 2013



affiche_mars_2013_by_sofirr

Le Centre Antonin Artaud, les Clubs Thérapeutiques le Grillon, Atout Coeur, Meid, le GEM la Locomotive ont le plaisir de vous inviter au vernissage de leur exposition qui aura lieu à la Maison de la Vie Associative le mardi 12 mars 2013 à 18h, ainsi qu'à la soirée « Follement Citoyens » du mercredi 20 mars, de 18h à 22h à la Maison Commune du Chemin Vert.

Depuis des années, la psychiatrie est malmenée et soumise à des lois qui réduisent le champ d'action des soignants et méprise les patients.
Le Collectif du Centre Artaud (GEM, Clubs) mène une action visant à faire reconnaître la valeur des personnes soignées et une approche humaine du soin en psychiatrie.

Cette pratique se veut fondée sur l'hospitalité et la construction d'un réseau de lieux, articulée autour d'un projet de psychothérapie institutionnelle. Pour la 3ème année consécutive, le Collectif met toute son énergie à organiser une série d'évènements autour de la semaine de la santé mentale, rebaptisée « semaine de la folie ordinaire ».

Du 12 au 22 mars, une exposition est mise en place à la Maison de la Vie Associative à Reims, rassemblant des oeuvres produites en groupe ou individuellement.

La soirée du mercredi 20 mars, de 18h à 22h, à la Maison Commune du Chemin Vert nommée « Follement Citoyens », se propose d'être débatico-festive, politico-artistique, psycho-rigologique.

Cette soirée débat, réunissant les acteurs locaux, contribuera à la préparation des assises citoyennes pour l'hospitalité en psychiatrie et dans le médico-social qui auront lieu les 31 mai et 1er juin 2013 à Villejuif (94800) Val de Marne.

jeudi 21 février 2013

ASSISES POUR L'HOSPITALITE EN PSYCHIATRIE ET DANS LE MEDICO-SOCIAL

Bonjour,


Le collectif des 39 et les CEMEA organisent les Assises pour l'Hospitalité en Psychiatrie et dans le Médico-social les 31 mai et 1er juin prochain à Villejuif dont vous trouverez le programme ici . L'association d'étudiants et anciens étudiants en psychologie de l'Université Paris13 Vice&Verça, fondée sur une vision humaine du soin psychique, soutient et participera à ces Assises qui rassembleront soignants, patients, familles,  citoyens, artistes... et étudiants!

En préparation, le Collectif des 39 tiendra une conférence de presse à l'occasion de l'ouverture de la semaine de santé mentale pour préciser les enjeux politiques et pratiques de ces Assises, le 15 mars prochain (date anniversaire de la création du secteur psychiatrique en France). 

Vous trouverez également sur le site un appel à témoignage pour construire le travail en ateliers à partir de la réalité rencontrée sur le terrain par les patients, les familles, les professionnels.

Pour les professionnels, vous pouvez vous inscrire par le biais de la formation continue. Pour les usagers, familles, étudiants, citoyens, artistes et autres il suffit de joindre les CEMEA pour voir avec eux les modalités d'inscriptions.

N'hésitez pas à diffuser largement dans vos réseaux.

Vice&Verça

jeudi 7 février 2013

Sublim'action !


Rdv tous les mardi

à 18h

salle B106 

pour le temps de la "sublim'action": salsa + débats. 

Venez vous dégourdir les pattes et l'esprit de maniere amusante! À bientôt!

Ce soir on remet ça!

Deux semaines après le précédent Café Psycho nous y revoilà, mais ce soir, c'est avec un titre un peu plus positif que nous vous invitons!
"Quand la parole est libérée" 
 Nous aurons le plaisir d'accueillir deux membres de l'association Humapsy. 
Allez voir par là si vous souhaitez avoir plus d'informations sur  : http://humapsy.wordpress.com/  
mais surtout venez vous joindre à nous pour échanger, discuter, débattre, boire un café....! 

jeudi 24 janvier 2013

Le prochain café psycho c'est ce soir!!


Parler de l’autisme peut-il faire débat ?

Jeudi 24 janvier à 17h30 en C306


Nous recevrons Alain Gillis. Psychiatre phénoménologue, qui a été médecin-directeur d’un IME pendant plus de 15 ans au cours desquels il a développé une pratique et une théorie originales du packing auprès d’enfants autistes.

« Il est interdit de pratiquer le packing pour soigner les troubles autistiques de l’enfant. On le savait. Il faut savoir aussi qu’il est maintenant interdit d’en parler, d’y réfléchir à haute voix, de se réunir pour en débattre. Le sujet est tabou, l’affaire est classée, on pourra bientôt envisager de brûler les livres. » A. Gillis



 Petit propos introductif:

En mars 2012 la « Haute Autorité » de la Santé publiait ses recommandations de « bonnes pratiques » concernant la prise en charge de l’autisme. Dans ces recommandations, nous pouvions lire, au chapitre des "Interventions globales non consensuelles", que " l’absence de données sur leur efficacité et la divergence des avis exprimés ne permettent pas de conclure à la pertinence des interventions fondées sur les approches psychanalytiques et la psychothérapie institutionnelle". Cette petite formule a eu bien des effets. De nombreuses attaques et menaces contre le professeur Pierre Delion que l’Université Paris 13 a eu le plaisir d’accueillir lors du colloque Actualité des Cliniques Institutionnelles en mars 2012. De nombreuses craintes -souvent non fondées- quant à l’avenir de nos métiers, de nos pratiques et valeurs traversent les lieux de soin dans lesquels nous travaillons ou sommes en stage. Dernièrement, s’appuyant sur ces  "recommandations", une association a pu obtenir d’annuler une intervention se référent à la pratique du packing lors d’un colloque dans une université en menaçant le président de l’université de faire en sorte de lui couper ses financements.
Alain Gillis, Psychiatre phénoménologue, qui a été médecin-directeur d’un IME pendant plus de 15 ans au cours desquels il a développé une pratique et une théorie originales du packing auprès d’enfants autistes, raconte :.


"Interdiction de... parler du packing
Il est interdit de pratiquer le packing pour soigner les troubles autistiques de l’enfant. On le savait. Il faut savoir aussi qu’il est maintenant interdit d’en parler, d’y réfléchir à haute voix, de se réunir pour en débattre.
Le sujet est tabou, l’affaire est classée, on pourra bientôt envisager de brûler les livres.
Je devais m’entretenir lors d’une intervention auprès de philosophes, de psychologues et de psychiatres au sujet de mon expérience de cette pratique et de l’évolution de la théorie pouvant rendre compte de ses effets. Le rapport avec le Holding Winnicotien  était au centre du sujet. Il n’était pas question de bonimenter pour le « packing ». On souhaitait réfléchir au sujet du développement du Moi et de la façon de concevoir le rapport entre le Corps et la conscience de Soi en prenant en compte les modifications heureuses que nous avions obtenues avant que la pratique des enveloppements ne soit finalement interdite et donc abandonnée.
Cet exposé devait avoir lieu dans un cadre universitaire tout à fait ordinaire et la réunion n’était en aucune manière « secrète »…
Or, elle est interdite. Le vice président d’un certain Comité de Surveillance pour le Droit des Autistes en a obtenu l’annulation sur simple demande, assortie évidemment de menaces précises qui auraient pu peser très lourd sur le budget de l’université qui m’accueillait.
Tout ça bien sûr au nom du respect de la personne humaine et de l’Europe et de la science et des autistes.
Il faut donc se rendre à l’évidence que toute réunion publique concernant l’autisme et le packing peut avoir de graves conséquences pour ceux qui en assumeraient l’organisation.
Ces réunions doivent rester confinées au cadre privé ou bien se tenir secrètement.
Ne pas pouvoir parler de ce qui est interdit, voilà qui est une petite nouveauté. Il faut supposer qu’une réunion à propos de l’usage du hachish, ou à propos de l’euthanasie, ou des mères porteuses, ou de la prostitution, etc… toutes ces choses interdites ne devraient plus être évoquées de crainte qu’elles ne fassent « propagande ». Merci à tous ces surveillants de la pensée, vraiment zélés…
 Juste pour donner le ton, voici un court extrait de l’avis reçu par les autorités universitaires
 « NOUS VOUS DEMANDONS DONC PAR LA PRESENTE DE BIEN VOULOIR ANNULER CETTE ACTION DE FORMATION. A défaut, nous communiquerons sur le fait que l’Université XXX contrevient officiellement aux recommandations  de la HAS. Nous ferons part de notre émotion auprès de la ministre de l’enseignement supérieur et de la Recherche et nous exigerons la liste et les montants des financements ayant permis l’organisation de ce séminaire, si besoin devant un recours devant la CADA. »
 Précision importante : devant de telles menaces susceptibles d’affaiblir le fonctionnement d’un service universitaire, devant l’appel à manifester physiquement pour empêcher cette rencontre, à la place des responsables de l’université, j’aurais pris la même décision. J’aurais annulé.
Le problème est bien là, c’est qu’il devient facile d’interdire une pensée dès lors qu’elle devient un peu « trop dure à comprendre ». »


Ce premier Café-Psycho de l’année 2013, sera l’occasion pour nous d’aborder aux moins deux propositions pour essayer d’y voir un peu plus clair et à partir desquelles nous essayerons de faire débat :

1)    Les recommandations de la HAS ont sapé toute possibilité de débat en ce qui concerne le soin de l’autisme, ne provoquant que stupeur dans les lieux de soin et prétexte à un écrasement de toute réflexion psychopathologique ; elle contrevient ainsi à sa mission initialement annoncée qui était de « renforcer la qualité en santé, afin d’assurer à tous les patients et usagers un accès pérenne et équitable à des soins aussi efficaces, sûrs et efficients que possible ».
2)    Interroger la notion même d’autisme dans toute sa spécificité. Et c’est à cette démarche que Alain Gillis souhaite nous inviter à prendre part.

lundi 3 décembre 2012

Psynéma


« Un monde sans fous »

Psynéma commence très fort pour la rentrée avec la projection de « Un monde sans fous » en compagnie d’Yves Gigou, infirmier psychiatre qui fait partie de la génération de soignants ayant vécu l’évolution des lieux de soin. La réforme asilaire a fait sortir les « fous » pour les intégrer dans la cité, ainsi née la psychiatrie de secteur. Ces nouvelles dispositions ont la volonté de ne plus laisser les malades enfermés dans des hôpitaux pour des durées indéterminées mais de les accompagner à trouver leur place dans la société, grâce aux « soins de proximité » comme les hôpitaux de jour, les CMP, CATTP, mais aussi les appartements thérapeutiques.
Malheureusement, on voit aujourd’hui disparaître peu à peu ces différents lieux de soins, avec comme raison invoquée, un manque de moyen, et parallèlement la montée progressive d’un novolangage, où l’homme est assimilé à la rentabilité. L’homme, pensé en terme économique tel un robot ou une machine, est sans cesse évalué sur sa capacité d’adaptation à la société, au monde de l’entreprise ou encore à l’école ou à l’université.
S’il ne peut rentrer dans ce moule, s’il ne peut se lisser aux exigences, il se retrouve rapidement mis « au placard », en marge de la société.

Lucien Bonnafé disait que l’ « on peut juger de l’état d’une société à la manière dont elle traite ses fous et ses marginaux. » Que penser aujourd’hui ?
La loi s’est imposée dans l’histoire. Les malades, les fous, les marginaux, les faibles, les lents, les énervés ont l’obligation de se soigner afin de s’adapter aux exigences de la société. Le but n’est pas d’apaiser une souffrance, mais de la faire taire.
Je rejoins ce patient-jardinier qui nous dit qu’il ne faut pas être précipité en psychiatrie. Mais je l’étendrais même à d’autres domaines car aujourd’hui tant pour soigner que pour apprendre à soigner le temps nous est compté.

Cette première séance a donc été riche en réflexion, en découvertes, vivement la prochaine de Psynéma !!!